Pour un pacte social autour de l'entreprise
par Françoise Martin-Saintève, directrice de la
Formation Continue
Inter-entreprises du Groupe IGS
La mondialisation et la guerre économique n’ont pas développé dans les entreprises occidentales une union sacrée qui ressemble à celle de 1914 constituée par les français de toutes tendances qui se soudent contre l'adversité.
Bien au contraire, l'actualité n'a de cesse de nous renvoyer des constats de rupture au sein des entreprises :
- La rupture entre l'homme et le travail car celui-ci ne devient plus lieu de réalisation mais lieu de souffrance.
- L'isolement au sein des organisations est une des causes importantes des risques psychosociaux. L'individualisme de nos sociétés contemporaines est rentré dans les entreprises en développant l'esprit de compétition et de conquête de manière individuelle et non pas collective.
- L'absence de sens, voir parfois l'absurdité qui peut être à l’œuvre, entraîne des désengagements.
- La violence et le conflit ont été nombreux en 2009 lors de cessation d'activités (employeur qui met la clef sous la porte sans prévenir ses salariés, syndicats qui séquestrent des employeurs).
- Les cadres si proches de la direction engagés pour leur entreprise se rebellent.
- Les jeunes (la génération Y née entre 1970 et 1990) peuvent avoir une vision désenchantée et utilitariste de l'entreprise.
- Les seniors dont l'entreprise ne veut pas ou plus.
- La rupture plus grande chaque jour entre les paroles et les actes, etc...
La performance est mise à mal car elle ne peut être optimum si les premiers contributeurs (les salariés) sont désengagés.
Dans ce contexte, l'entreprise ne peut guère être "un acteur de transmission" sociologique ou psychologique de valeurs partagées. Certaines valeurs de respect des personnes, de don contre don, de coopération, de solidarité qui tisse le lien social (dans une famille, dans un village, etc...) sont peu à l'œuvre, et pourtant nécessaire à l'équilibre de toute communauté humaine.
Il est donc vital de repenser un nouveau contrat social pour protéger l'intérêt général des intérêts particuliers financiers qui se séparent de la logique économique et sociale.
Le DRH a un rôle fondamental à jouer, car son rôle serait de proposer une nouvelle gouvernance humaine qui concerne à la fois le management des hommes et le processus managérial global de l'entreprise.
Il serait intéressant de porter le débat sur le contenu de ce nouveau contrat social et de s'interroger sur le rôle de chaque grand acteur dans l'entreprise : le dirigeant, le DRH, les managers, les syndicats et les salariés.
La mondialisation et la guerre économique n’ont pas développé dans les entreprises occidentales une union sacrée qui ressemble à celle de 1914 constituée par les français de toutes tendances qui se soudent contre l'adversité.
Bien au contraire, l'actualité n'a de cesse de nous renvoyer des constats de rupture au sein des entreprises :
- La rupture entre l'homme et le travail car celui-ci ne devient plus lieu de réalisation mais lieu de souffrance.
- L'isolement au sein des organisations est une des causes importantes des risques psychosociaux. L'individualisme de nos sociétés contemporaines est rentré dans les entreprises en développant l'esprit de compétition et de conquête de manière individuelle et non pas collective.
- L'absence de sens, voir parfois l'absurdité qui peut être à l’œuvre, entraîne des désengagements.
- La violence et le conflit ont été nombreux en 2009 lors de cessation d'activités (employeur qui met la clef sous la porte sans prévenir ses salariés, syndicats qui séquestrent des employeurs).
- Les cadres si proches de la direction engagés pour leur entreprise se rebellent.
- Les jeunes (la génération Y née entre 1970 et 1990) peuvent avoir une vision désenchantée et utilitariste de l'entreprise.
- Les seniors dont l'entreprise ne veut pas ou plus.
- La rupture plus grande chaque jour entre les paroles et les actes, etc...
La performance est mise à mal car elle ne peut être optimum si les premiers contributeurs (les salariés) sont désengagés.
Dans ce contexte, l'entreprise ne peut guère être "un acteur de transmission" sociologique ou psychologique de valeurs partagées. Certaines valeurs de respect des personnes, de don contre don, de coopération, de solidarité qui tisse le lien social (dans une famille, dans un village, etc...) sont peu à l'œuvre, et pourtant nécessaire à l'équilibre de toute communauté humaine.
Il est donc vital de repenser un nouveau contrat social pour protéger l'intérêt général des intérêts particuliers financiers qui se séparent de la logique économique et sociale.
Le DRH a un rôle fondamental à jouer, car son rôle serait de proposer une nouvelle gouvernance humaine qui concerne à la fois le management des hommes et le processus managérial global de l'entreprise.
Il serait intéressant de porter le débat sur le contenu de ce nouveau contrat social et de s'interroger sur le rôle de chaque grand acteur dans l'entreprise : le dirigeant, le DRH, les managers, les syndicats et les salariés.
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