Jan 8th

Pour un pacte social autour de l'entreprise

By Groupe IGS
par Françoise Martin-Saintève, directrice de la Formation Continue Inter-entreprises du Groupe IGS

La mondialisation et la guerre économique n’ont pas développé dans les entreprises occidentales une union sacrée qui ressemble à celle de  1914 constituée par les français de toutes tendances qui se soudent contre l'adversité.

Bien au contraire, l'actualité n'a de cesse de nous renvoyer des constats de rupture au sein des entreprises :

- La rupture entre l'homme et le travail car celui-ci ne devient plus lieu de réalisation mais lieu de souffrance.
- L'isolement au sein des organisations est une des causes importantes des risques psychosociaux. L'individualisme de nos sociétés contemporaines est rentré dans les entreprises en développant l'esprit de compétition et de conquête de manière individuelle et non pas collective.
- L'absence de sens, voir parfois l'absurdité qui peut être à l’œuvre, entraîne des désengagements.
- La violence et le conflit ont été nombreux en 2009 lors de cessation d'activités (employeur qui met la clef sous la porte sans prévenir ses salariés, syndicats qui séquestrent des employeurs).
- Les cadres si proches de la direction engagés pour leur entreprise se rebellent.
- Les jeunes (la génération Y née entre 1970 et 1990) peuvent avoir une vision désenchantée et utilitariste de l'entreprise.
- Les seniors dont l'entreprise ne veut pas ou  plus.
- La rupture plus grande chaque jour entre les paroles et les actes, etc...

La performance est mise à mal car elle ne peut être optimum si les premiers contributeurs (les salariés) sont désengagés.

Dans ce contexte, l'entreprise ne peut guère être "un acteur de transmission" sociologique ou psychologique de valeurs partagées. Certaines valeurs de respect des personnes,  de don contre don, de coopération, de solidarité qui tisse le lien social (dans une famille, dans un village, etc...) sont peu à l'œuvre, et pourtant nécessaire à l'équilibre de toute communauté humaine.

Il est donc vital de repenser un nouveau contrat social pour protéger l'intérêt général des intérêts particuliers financiers qui se séparent de la logique économique et sociale.

Le DRH a un rôle fondamental à jouer, car son rôle serait  de proposer une nouvelle gouvernance humaine qui concerne à la fois le management des hommes et le processus managérial global de l'entreprise.

Il serait intéressant de porter le débat sur le contenu de ce nouveau contrat social et de s'interroger sur le rôle de chaque grand acteur dans l'entreprise : le dirigeant, le DRH, les managers, les syndicats et les salariés.
Dec 10th

L'entreprise organe de régulation

By Richard DELAYE
L'entreprise est aujourd'hui confrontée à un trilemme qui rend sa mission de plus en plus floue : assurer une rentabilité aux actionnaires, veiller au développement durable et à la gouvernance responsable et, enfin, jouer le rôle d'une véritable variable de l'ajustement social.

Si  pallier les carences en matière d'inégalités, de promotion sociale est le lot quotidien de l'entreprise, plus que jamais, on demande au chef d'entreprise d'incarner le père, le frère,  l'autorité qui, par définition, autorise et fixe un cadre précis.  Dans un travail de recherche réalisé en 2006, nous avions démontré que 34 % de la réussite des jeunes était expliquée par l'appartenance à un cadre, c'est dire combien cette composante est importante. Mais  comment ce cadre  peut-il être matérialisé dans l'entreprise ?

Outre le lien intergénérationnel qui doit favoriser les échanges et les transferts de savoirs, bon nombre de critères afférents au cadre peuvent participer au renforcement du pacte social de l'entreprise. Ce dernier repose donc sur sa capacité à relier les femmes et les hommes qui la composent, tout en veillant à ce qu'une harmonie organisationnelle soit respectée.
Cela passe par la contribution de chacun à un intérêt commun dans un souci d'équité. Dans une société en perte de repères, contrat social, éthique et gouvernance trouvent écho dans le sacré. Un sacré qui a malheureusement été banalisé par une société en recherche parmanente d'homogénéité et de lissage des différences et de laïcité. Cependant, rites et mythes sont de retour et le manager, outre ses qualités de gestionnaire doit désormais également être un véritable porteur de sens et d'une exemplarité sans faille s'il veut être reconnu par ses pairs mais surtout par ses collaborateurs.

Former, éduquer et responsabiliser, voilà les missions qui sont désormais confiées à l'entreprise, reste maintenant à s'interroger sur sa capacité à les assumer... dans 41 jours à l'Atelier PICASSO.

Ce thème sera également au centre d'un débat organisé par PROPEDIA, le centre de recherche d'IGS, le 17 décembre au campus PARODI de 9h à 18h. Inscriptions www.oedb.fr
Oct 16th

Le burnout, un mal masqué... il faut le SAVOIR pour contruire les futurs salariés

By Richard DELAYE
burnout.jpg

« L’épuisement professionnel, plus communément appelé Burnout (BO) semble être « la maladie professionnelle » du 21ème siècle. Cependant, si à ce jour nous commençons à en cerner les contours visibles, ce syndrome est en pleine mutation. S’il ne touche plus les mêmes populations et se manifeste différemment, il garde une activité invisible qui affecte in fine le manager qui en est touché.

Le burnout est une réalité d'aujourd'hui, l'actualité est là pour nous le rappeler. L'ignorer, c'est avant tout compromettre les futurs des salariés mais également ceux de l'entreprise.

Si la suite de cet article vous intéresse, n'hésitez-pas à me contacter, r.delaye.dgcnetwork@gmail.com

Bonne journée